Idées de Business, investissement, Web, Référencement
![]()
J’ai toujours été très admiratif devant les entrepreneurs sans diplôme ou presque. Par exemple Xavier Niel, le fondateur du fournisseur d’accès internet Free n’a que le Bac. J’ai aussi des amis qui sont en pleine phase de création et qui ne possèdent que le Bac ou des diplômes sans aucun rapport avec le thème de la création. Un diplôme en philosophie ne prédispose pas quelqu’un à créer son entreprise sur le web par exemple. Et pourtant le succès est bel et bien là ! Alors faut-il un diplôme pour réussir ?
Après mon premier stage aux Etats-Unis, je voulais tout arrêter et plonger la tête la première dans mes projets. Je pense que la culture du « tout est possible » omniprésente là-bas et les voitures de sport de PDG sans diplôme m’ont certainement influencé. J’avais aussi le sentiment que si je montais mon entreprise sans diplôme, j’aurais d’autant plus de mérite. J’en ai parlé autour de moi et finalement je me suis un peu refroidi et décidé à obtenir mon diplôme d’ingénieur.
Plusieurs arguments m’ont incité à faire ce choix :
Ensuite, la vie étudiante laisse tout de même énormément de temps libre pour s’occuper de ses projets. Il faut parfois savoir s’organiser mais créer son entreprise en parallèle de ses études est tout à fait possible. Pour ma part j’ai reçu mon numéro de SIRET avant d’obtenir mon diplôme et c’est vrai que j’en suis plutôt fier. J’ai donc toujours ce sentiment que le diplôme en lui-même et les connaissances qu’il apporte n’ont pas beaucoup d’importance. Au final, tout ce qui me permet aujourd’hui de rendre mon projet viable n’a rien avec ce que j’ai pu apprendre à l’école.
Et vous qu’en pensez-vous ? Pensez-vous que votre diplôme vous sert pour le travail que vous faites aujourd’hui ? Pensez-vous que vous pouvez créer une entreprise avec succès sans diplôme ?
7 Responses for "Faut-il un diplôme pour réussir ?"
Je pense que dans tous les cas aujourd’hui, nous ne pratiquerons pas le même métier toute notre vie et nous allons évoluer dans différents domaines et pas toujours en relation directe avec nos études.
Ainsi sans même créer d’entreprise, le diplôme ne sert pas automatiquement, du moins pas pour toute la vie.
Donc pour la création d’entreprise, ça se confirme d’autant plus, car généralement on va créer quelque chose dans un domaine qui nous tient à coeur. Ca peut bien sûr être celui choisi pour les études, mais ca peut venir après et ainsi ne pas avoir les diplômes soit disant pré-requis.
Après c’est toujours rassurant d’avoir un ptit diplome d’ingénieur en poche, ca passe mieux au niveau du banquier et de l’entourage.
Tout dépend du pays dans lequel on travaille, en France, bien que certains entrepreneurs sans diplôme réussissent (et heureusement) c’est l’obtention d’un diplôme qui valorise la personne en tout cas aux yeux des banquiers et des employeurs.
Si vous n’avez pas de diplôme, c’est votre salaire qui en subira les conséquences.
Sans diplôme autre que le bac, une semaine de présence sur Monster rapporte une vingtaine d’offres!
Autodidacte et entrepreneur depuis tout jeune, je ne voudrais d’un diplôme pour rien au monde!
Seule l’expérience et le vrai apprentissage, à son rythme, comptent.
Le décalage entre l’expérience professionnelle et son diplôme est bien réel, il faut savoir être honnête. Après 8 ans, je dois dire que la somme des connaissances acquises n’a strictement plus rien à voir avec le soit disant tronc commun. D’ailleurs mon premier job était aux antipodes des compétences du CV, j’ai été recruté à ce moment là pour la faculté d’apprentissage que prouvait mon diplôme.
Il est dangereux de dire par contre qu’en Europe (cela ne concerne pas seulement la France) on peut réussir sans diplômes. De dire aussi qu’un seul bon diplôme suffit est criticable.
En dehors de l’entrepreneuriat pur et dur, vous devez cumulez un diplôme ciblé (soumis à l’effet de mode, tout comme les technos) et l’expérience qui en découle (en général 5 ans) pour être un conquérant du marché de l’offre d’emploi.
Maintenant un point de vue très personnel.
L’Europe manque cruellement d’innovation, et de vrais créateurs. Soyez bons, maîtrisez ce que vous faites, tout en restant ouverts à la véritable demande et ce , avec créativité et tenacité (n’écoutez que ceux qui ont vraiment réussis, le diplôme ne constitue pas en soit une hierarchie dans les faits)… et vos chances de succès seront nettement plus élevées qu’en suivant la traîne d’un CEO Européen généralement peu inspiré. Pour vous raisonner, consultez régulièrement l’information financière (reuters, bloomberg, etc…) et jugez par vous mêmes de qui vous devriez prendre exemple.
Une belle réussite à tous.
Merci pour ce commentaire constructif et motivant. Au plaisir de vous lire
la motivation et la persévérance prennent une place importante dans le non diplômé je pense.
au plaisir de vous lire
Bonjour,
Le problème, c’est qu’il existe en France un véritable mal des diplômes. Les dirigeants semblent rechercher avant tout un diplôme au détriment des compétences.
Lorsque je me suis mis à mon compte, j’ai vu fleurir sur ma boite mail un certain nombre d’appels au secours venants de jeunes diplômés fraichement embauchés. Un simple exemple, un jeune directeur marketing ne sachant absolument rien du plan d’action commerciale m’a harcelé un bon moment afin que je réalise pour lui ce fameux plan. Après lui avoir expliqué les grandes lignes et lui avoir fait un modèle, il s’est trouvé incapable d’y incorporer les données nécessaires.
Son patron était rassuré d’avoir engagé quelqu’un ayant le précieux sésame sans se douter une seule seconde qu’il serait d’une incompétence totale.
Voila pourquoi ce bout de papier ne doit pas remplacer des résultats concrets, des preuves de la connaissance du sujet (je suis militant pour un entretien de vérification des connaissances durant l’entretien d’embauche). Le bon point de la voie autodidacte réside dans le fait qu’on ne suit pas un chemin imposé, on suit sa propre voie, en cherchant par ses propres moyens les réponses aux questions. Ainsi, des questions qui ne seront pas abordées en cours, l’autodidacte en a déjà trouvé la réponse et lorsque survient le problème en question, il sait immédiatement comment réagir.
La clé dans tout ça, c’est de faire marcher son esprit synthétique au lieu de sa mémoire (comme le font de trop nombreux diplômés). De cette façon, il est plus facile de trouver une réponse, en mettant bout à bout plusieurs apprentissages. Ceux qui ne font fonctionner que leur mémoire ne cherchent pas de réponses, ils reproduisent simplement un schéma appris par cœur sans l’adapter à la situation.
Le succès n’est pas une ligne écrite sur un diplôme, il se trouve dans vos décisions, dans vos interrogations, dans votre capacité à innover et tant d’autres !
Cordialement,
Guy.
Ecrire un commentaire